Souffle, esprit de l’indomptable Jo March !

Passionnée de théâtre, Meg ne se rêve toutefois que dans le rôle de riche épouse et mère de famille comblée. Souffrant d’une timidité maladive qui lui interdit toute scolarisation, Beth, elle, trouve l’apaisement lorsqu’elle joue (divinement) du piano. Amy, la benjamine capricieuse, n’aspire, quant à elle, qu’à devenir une grande peintre. Au milieu de ces trois jeunes femmes se trouve Josephine March, dite Jo, véritable tourbillon solaire de cette maison où ne vivent que des femmes, le père étant parti sur le front. 

Jo refuse en bloc les protocoles et des conventions de son époque. Le mariage ? Certainement pas ! Hors de question que qui que ce soit la prive de sa fabuleuse liberté dont elle est tant éprise. Devenir écrivain, voilà ce que veut l’ambitieuse Jo. Elle ira même vivre à New York. Pour cela, elle noircit des pages et des pages de nouvelles avec lesquelles elle compte bien conquérir le monde. Et peu importe que ses doigts soient pleins d’encre et ses cheveux plus qu’emmêlés. Ces quatre sœurs, ce sont bien entendu – car car on ne les présente plus – les filles du Docteur March.

La mère et les soeurs March

La mère et les soeurs March

L’histoire n’est pas nouvelle : on ne compte plus le nombre d’adaptations cinématographiques du célèbre roman de Louisa May Alcott, Les Quatre Filles du Docteur March. A-t-on toutefois vu plus moderne que cette Josephine March, cheveux au vent, style débridé, clamant haut et fort à qui veut l’entendre qu’elle refuse de se marier au nom de sa chère liberté ? Cette Jo March là, portée par Saoirse Ronan (prononcez « Sursha ») jamais encore on ne l’avait vue je le garantis !

Saoirse Ronan (Jo) et Timothée Chalamet (Laurie)

Saoirse Ronan (Jo) et Timothée Chalamet (Laurie)

Saoirse Ronan, prénom irlandais qui signifie « liberté » n’a jamais aussi bien défendu le personnage de Jo March. Une Jo March post balancetonporc en quelque sorte ! A fleur de peau, passant du rire aux larmes, écœurée par l’impossibilité pour une femme de devenir riche sans devoir épouser qui que ce soit, cherchant à faire comprendre à ses sœurs, notamment à Meg dont elle est très proche, que le mariage est un enfermement, une lente et douloureuse mort de l’âme. Ce à quoi sa sœur lui répond d’ailleurs que ce n’est pas parce que ses ambitions sont différentes qu’elles sont moins louables pour autant. Pas faux ! 

Le roman est célèbre, les adaptations nombreuses, pourtant, quel souffle nouveau sur tous ces personnages ! Quel dépoussiérage ! Timothée Chalamet, dans le rôle de Laurie, le voisin fou amoureux de Jo, est lui aussi époustouflant dans la peau de ce jeune homme débordant à la fois de romantisme et d’amertume, ambassadeur de la bonne éducation ayant la plus grande peine à contenir sa rebellion. Florence Pugh détonne elle aussi dans le rôle d’Amy, la benjamine attachiante à qui on rêve souvent de donner quelques gifles.  

En résumé, si Greta Gerwig, la réalisatrice, n’a rien inventé, elle a su s’entourer de jeunes acteurs prometteurs qui ont réussi à faire souffler sur cette histoire poussiéreuse un vent de fraîcheur et de modernité inattendu. Une vraie, belle et franche réussite ! 

Souffle, esprit de l'indomptable Jo March !  dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... filles

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584910&cfilm=224808.html

 

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