Diane et le flamant rose

Avoir une mère qui ne sait absolument pas comment s’y prendre et un père aux abonnés absents, voilà le mauvais départ qu’Enaïd a pris dans la vie. Cette petite, à qui on n’explique rien, est recueillie par ceux qu’elle appelle par leurs prénoms, Yvette et André, raides comme la justice, usés par leurs habitudes, et dont elle ne comprendra que bien plus tard qu’il s’agit en réalité de ses grands-parents. Perdue dans un monde hostile, la petite surdouée tente de survivre malgré tout ce qui la différencie des autres enfants et cette épée de Damoclès qu’on lui a installée au-dessus de la tête : ne jamais devenir comme sa propre mère. 

Alors que l’adolescence la guette déjà, Enaïd, cavalière prometteuse, fait une grave chute de cheval qui handicape à jamais sa cheville. Elle la conduira à consulter les meilleurs spécialistes du monde d’ici quelques années, la blessure n’ayant pas été convenablement soignée. C’est ainsi que, l’adolescence venue et le temps de la rébellion avec, une formidable pulsion de vie s’empare de la jeune fille et la conduit à expérimenter tout ce qui lui est et sera à jamais interdit. Vient alors le temps des mensonges et des oiseaux de nuit, de la drogue et des tatouages, des mauvaises fréquentations qui la rapprochent dangereusement de l’ETA… Avant de rentrer à la Sorbonne et de devenir écrivain, il lui sera arrivé tant de malheurs !

Au fil des pages, on se demande jusqu’où ira la poisse légendaire d’Enaïd. Seulement voilà, pour avancer dans la vie, une seule patte suffit : c’est le titre du livre qui nous le dit. Conçu comme un roman « feel good » jusque dans sa couverture, La Meilleure façon de marcher est celle du flamant rose est un leurre. Enaïd, c’est l’anagramme du prénom de Diane Ducret, l’auteure, et les ressemblances avec sa propre vie sont frappantes… Le personnage est surdoué, a fait une chute de cheval, a étudié à Rome puis à la Sorbonne, est devenu écrivain… Reste qu’on ne sait pas bien où s’arrête la réalité pour laisser place à la fiction. Quoiqu’il en soit, le roman « feel good » se transforme en roman « bad mood » : mieux vaut en être averti. 

Diane et le flamant rose dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... 41ltk55llil._sx307_bo1204203200_

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