Archive | S’ouvrir à l’art, c’est s’ouvrir à l’autre… Flux RSS de cette section

À propos de liexie

@LIEXIE10

Névroses sur un zafu

6 octobre 2020

Commentaires fermés

Tout part d’une curieuse envie d’écrire un livre sur le yoga, passion à laquelle s’adonne Emmanuel Carrère depuis une vingtaine d’années, au même titre que le Tai-Chi et la méditation. Nous sommes au tout début de l’année 2015. L’écrivain décide alors de s’isoler du monde durant dix jours pour une retraite entièrement dédiée au yoga, au beau milieu de nulle part, durant laquelle il n’aura droit ni d’écrire, ni de parler à qui que ce soit. Une sorte de face à face intérieur qui – en tout cas c’est ce qu’il croit – lui permettra probablement de rédiger un roman consacré à cette discipline. 

Seulement voilà, les évènements tragiques de janvier 2015 vont prématurément sonner la fin de cette étonnante expérience. Au-delà du décès brutal d’un ami proche dans les attentats de Charlie Hebdo, l’auteur, qui a déjà amorcé le forage des tréfonds de son âme, commence un lent et douloureux voyage au pays de la dépression… Jusqu’au diagnostic, qui, clé du roman, lui permettra peut-être de retrouver non pas la joie de vivre (il ne l’a jamais connue) mais une sorte de paix intérieure nécessaire à la poursuite de sa vie. 

Dépression. Photo : Adrien Olichon

Dépression. Photo : Adrien Olichon

Au risque de décevoir avec son titre trompeur, ce roman n’est évidemment pas ce qu’il aurait dû être. Assis sur son zafu, concentré sur l’air qu’il inspire et expire, Emmanuel Carrère observe le flot de ses pensées qui le ramène irrésistiblement vers le passé. Cette fois, l’expérience nous est destinée et fait l’objet du livre que nous tenons entre nos mains. Souvenirs douloureux et pulsions de vie s’y mélangent et laissent parfois place à des réflexions fugaces sur le yoga, tout de même. En toile de fond, seulement. 

Yoga est-il une autobiographie ? Appelons-le plutôt, puisqu’il lui faut une étiquette, « essai thérapeutique ». En effet, pour Emmanuel Carrère ce roman est celui qui marque une victoire contre une mort qui semblait inévitable. Les personnes qui souffrent de troubles dépressifs et bipolaires y trouveront probablement là un témoignage d’espoir. Les autres ressentiront probablement de l’empathie pour cet homme pour qui vivre est un enfer… mais perdront sans doute leur énergie, dévorée par les névroses anxiogènes de l’auteur. 

 Névroses sur un zafu  dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... cvt_yoga_1298-207x300

 

Méthode IMPRoVe : coaching pour les 15 – 25 ans

29 septembre 2020

Commentaires fermés

J’ai conçu la méthode IMPRoVe spécifiquement pour les jeunes de 15 à 25 ans qui cherchent leur voie et leur place dans ce monde. 

Elle est le fruit de 15 années d’expérience en accompagnement et en coaching positif, plus particulièrement auprès de jeunes et d’étudiants.

Je mets gratuitement à disposition la 1ère partie de cette méthode ici : https://www.laboutiquedeliexie.com/coaching-offert

Si cette première partie vous donne l’envie de poursuivre votre réflexion, n’hésitez pas à vous procurer l’intégralité de la méthode avec le code « ETUD2020 » qui vous fera bénéficier immédiatement d’une réduction de – 30%. 

IMPRoVe =

IMpact

Potentiel

Réalisation

Valeurs

IMPRoVe code ETUD2020

La scientifique aux deux Nobel

28 mai 2020

Commentaires fermés

Est-ce parce qu’elle est d’origine polonaise ? Parce qu’elle est une femme absolument brillante ? Parce que personne ne peut la faire taire ? Pour toutes ces raisons, sans doute, Maria Sklodowka, qui fait partie de la petite vingtaine de femmes à avoir été admise à la faculté des sciences de Paris, est congédiée sans ménagement par son professeur de recherche physique, Gabriel Lippmann.

Nous sommes alors en 1894. Celle qui s’est renommée Marie, à la française, a rendez-vous avec son destin. Il prend les traits de Pierre Curie (Sam Riley) : un grand scientifique qui étudie le magnétisme tout comme elle. Marie a épousé de longue date la recherche scientifique et n’a pas pour ambition de devenir l’épouse de qui que ce soit. Pourtant, l’un comme l’autre s’admirent mutuellement et, bientôt, les sentiments remplacent le respect au point de sceller leur union. 

Celle qui devient Marie Curie en 1895 consacre sa thèse de doctorat à l’étude des rayonnements produits par l’uranium. Installés dans un petit atelier grisâtre qui fait peine à voir, Pierre fournit à son épouse le matériel qui va lui permettre d’accomplir son destin : un électromètre qu’il a lui-même conçu. C’est ainsi que, grâce à cet outil providentiel, Marie va faire la découverte du polonium et du radium, deux nouveaux éléments qui seront ajoutés à la table de Mendeleïev. Ses recherches donneront lieu, comme chacun le sait, à l’attribution de deux prix Nobel de physique et de chimie qu’elle partagera avec son mari. Parce qu’il aura eu la délicatesse d’y ajouter son nom… 

Marie et Pierre Curie dans leur laboratoire

Marie et Pierre Curie dans leur laboratoire

Incarnée par l’actrice Rosamund Pike, cette Marie Curie fait grand bruit dans une société qui rechigne à mettre en lumière de brillants travaux intellectuels lorsqu’ils sont produits par une femme. Marie Curie était-elle si rebelle, si sauvage avec tous ceux qu’elle côtoyait ? Était-elle, comme le film le sous-entend, une mère rigide et absente, trop absorbée par ses recherches ? Une chose est certaine : Marjane Satrapi, la réalisatrice de Radioactive, a souhaité faire de cette Marie Curie-là un roc parfaitement conscient de son génie, une femme indépendante et libre de ses choix, une icône féministe malgré elle, capable d’ébranler l’ensemble de la communauté scientifique, quasi exclusivement composée d’hommes, sans ciller. 

En parallèle, ce film montre aussi de manière abrupte en quoi les découvertes scientifiques de Marie Curie ont bouleversé le monde… Depuis l’importance capitale de la radiothérapie dans le traitement de certains cancers jusqu’à la bombe atomique. Combien de vies sauvées pour combien de vies détruites ? Un film réussi, avec un bémol pour la bande son, désagréable, stressante et totalement inadaptée. 

 La scientifique aux deux Nobel dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... 2787082-220x300

Bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=lZJDg2A6odQ

Ronge ta corde et fuis !

26 mai 2020

Commentaires fermés

Plantée les deux pieds dans l’eau au beau milieu du lac Aydar, en Ouzbékistan, Yoko (Atsuko Maeda) cherche un sens à ce qu’elle vit. Présentatrice télé, elle est venue vanter avec enthousiasme les curiosités de ce pays, mais rien, absolument rien, ne se passe comme prévu. L’immense poisson qu’on dit vivre dans ce lac refuse de montrer le bout de son museau, le plat traditionnel qu’elle doit goûter face caméra n’est pas cuit, le tour de manège qu’on lui impose à trois reprises la rend malade… A quoi tout cela peut-il servir, après tout ? Aux yeux de son équipe technique, Yoko ne sert qu’à produire de l’image. Peu importe le ridicule, peu importe les risques. Mis à part l’assistant, personne ne se soucie réellement de ce qu’elle endure pour alimenter cette foutue émission de télévision.

Yoko et son équipe technique

Yoko et son équipe technique

Dans ce pays bien différent du Japon d’où elle vient, la jeune femme découvre des us et coutumes qui lui sont étrangers. Ici, voir une femme déambuler seule dans les rues, voyager seule en bus, même lorsqu’il s’agit d’une étrangère, semble très mal perçu. Et encore plus à la nuit tombée. Tout ceci étouffe la présentatrice télé qui ne réussit à tenir que grâce au lien qui l’unit avec son petit ami tokyoïte, Ryoka. C’est dans leurs correspondances qu’elle trouve un peu de réconfort le soir venu dans sa chambre d’hôtel.

Ce voyage en Ouzbékistan a toutefois un point particulièrement positif : celui de mettre la jeune femme sur le chemin de son destin. Alors que, pour la sacro-sainte image toujours, elle relâche un bouc en pleine nature, elle comprend qu’elle aussi devrait probablement ronger sa corde et s’enfuir… car son âme, elle le sent, a besoin de liberté…

Au bout du monde, du japonais Kiyoshi Kurosawa, ne marquera probablement pas les esprits. On se souviendra sans doute vaguement d’une jolie jeune femme éprise de liberté déambulant parfois maladroitement dans la campagne et dans la capitale ouzbèques. Un documentaire romancé, en quelque sorte… 

Ronge ta corde et fuis !  dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... 2565012-212x300

 

Colosse au cœur d’argile

26 mai 2020

Commentaires fermés

Dans son corps de ferme niché au cœur de la Normandie, Joseph Lecerf, la soixantaine bien tassée, s’occupe comme il le peut. Sa femme Marie-France est décédée depuis plusieurs années maintenant et il vient de vendre ses bêtes, mettant ainsi une croix sur sa vie de paysan. Alors sa dernière occupation, c’est de fabriquer un joli berceau pour sa future petite-fille. Son fils Emmanuel, qui vit de l’autre côté de l’Atlantique, va en effet être papa. Lui et son conjoint ont fait appel à une mère porteuse pour réaliser cet espoir nourri durant toutes ces années. 

Joseph est en train de finaliser le berceau de l’enfant quand, tout à coup, sa fille Aude lui apprend au téléphone qu’Emmanuel se trouvait à bord d’un avion qui vient de se crasher. Avec son conjoint. Joseph, en bon colosse, ne s’effondre pas sur le coup. Il doit conduire jusqu’à l’aéroport pour entendre un verdict qu’il estime déjà sans appel. Oui, son fils est mort, et son conjoint aussi, dans cet avion. Il y a autour de lui les proches qui, hagards, ne comprennent pas ce qu’il se passe. Il y a ceux qui vocifèrent pour trouver un coupable. Ceux encore qui se lancent dans une bataille pour faire toute la lumière sur cet accident, qui n’en est peut-être pas un, après tout. Et il y a Joseph. Qui trouve tout à coup une raison d’être à cette horreur : la petite. Celle qui était attendue comme le messie par son fils. Il la retrouvera, l’élèvera pour qu’elle ne manque de rien et l’aimera autant que ses deux papas réunis.

C’est ainsi que, « nachu » comme il le dit lui-même, il se met en quête de cette femme qui abrite en son ventre la petite merveille à venir. Pour cela, Joseph va devoir faire preuve de courage et de ténacité, les deux futurs papas ayant gardé entier le secret sur son identité. Si, par un heureux hasard, il la retrouvait tout de même, cette femme accepterait-t-elle de lui confier l’enfant à lui, un veuf de plus de soixante ans vivant en hermite ? Sans savoir où ses recherches le mèneront, mais persuadé que c’est là sa mission, Joseph investit toutes ses forces pour retrouver cette enfant qu’il aime déjà…  

Dans Le Berceau, écrit par Fanny Chesnel, il jaillit du personnage de Joseph une multitude d’émotions dont on est bombardé au fil des pages. La carapace de ce colosse bourru, rompu aux travaux physiques et ingrats, ayant mis sa vie entière de côté pour s’occuper de ses bêtes, commence à se fissurer au moment même où il songe à cette enfant à venir, à celle dont il sera le père de substitution. Un papy  tendre et aimant à plein temps. Un roman très touchant malgré une fin qui, malheureusement, laisse un peu perplexe. 

Colosse au cœur d'argile  dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... le-berceau-192x300

 

 

 

Tout avaler

23 mai 2020

Commentaires fermés

Mariée à un jeune homme d’affaires issu d’une famille bourgeoise, Hunter s’accroche. Cette ancienne vendeuse timide, mal dans ses baskets, qui manque clairement de confiance en elle s’accroche pour ne décevoir personne. Elle concocte de bons petits plats à son mari et tente de trouver des sujets de conversation le soir venu pour sauver leur couple, essaie difficilement d’incarner la bru idéale pour ses beaux-parents, ne dit à personne à quel point elle s’ennuie, à quel point elle manque de l’essentiel dans cette luxueuse villa dans laquelle elle (sur)vit. Les faux-semblants ont entièrement envahi sa vie. Et quand on gratte un peu le vernis, on se rend vite compte que ce mari qui a tout pour plaire n’a jamais eu le moindre sentiment pour elle, que sa belle-famille ne lui laissera aucune chance quoiqu’elle fasse, que jamais les personnes qui l’entourent ne la respecteront.

Pour tromper l’ennui et oublier momentanément la tristesse qui l’envahit, Hunter se lance un défi qui lui procure enfin un peu d’adrénaline : avaler une bille. Cette « expérience » se déroule si bien que, le lendemain, c’est une épingle qu’elle avale à son tour. S’en suivent tout un tas d’autres petits objets qui finiront bientôt par la tuer à petit feu. Jusqu’au jour où une échographie révèle au grand jour cette maladie et fait exploser tout à coup l’illusion sur laquelle repose toute sa vie…

Hunter (Haley Bennett)

Hunter (Haley Bennett)

Aucun autre film ne ressemble à Swallow, de Carlo Mirabella-Davis. Et pour cause : ce film met en lumière la maladie de Pica, cette pathologie qui contraint les malades à manger tout ce qui ne se mange pas, de la terre aux pièces de monnaie, nécessitant une prise en charge psychiatrique. Le personnage d’Hunter, finement incarné par l’actrice Haley Bennett, semble plus fragile qu’un oisillon tombé du nid. La voir s’infliger pareilles souffrances uniquement pour tenter de se sentir en vie est un crève-cœur (et un crève-estomac par la même occasion) La réussite de ce film repose entièrement sur l’hypersensibilité de cette grande actrice. Dérangeant, à tous points de vue. 

 Tout avaler dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... 5852884-226x300

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19586265&cfilm=264594.html

Le bal des femmes

21 mai 2020

Commentaires fermés

La Salpêtrière, 1885. Ici vivent des femmes qu’on dit folles. Il y a Louise, l’adolescente qui a échappé à un incendie mais pas aux griffes perverses de son oncle, Thérèse, la tricoteuse de châles depuis plus de vingt ans et tant d’autres encore. Geneviève est l’infirmière qui supervise le quotidien de cet asile. Ferme et austère, anesthésiée par les blessures de son passé, elle ne croit plus en rien. Pour elle, toutes ces femmes sont perdues à jamais. Leur existence n’est utile qu’aux scientifiques qui les étudient.

Une leçon clinique à la Salpêtrière - André Brouillet - 1887

Une leçon clinique à la Salpêtrière – André Brouillet – 1887

L’établissement est en effervescence au moment où l’histoire commence : le bal des folles va avoir lieu. Ce bal est l’événement de l’année : les bourgeois y viennent en effet pour ridiculiser ces pauvres femmes déguisées qu’on donne en spectacle comme on les donnerait en pâture à des hyènes. C’est au beau milieu de cette ébullition qu’arrive une nouvelle « folle », abandonnée ici par son propre père qui ne veut plus en entendre parler.

Eugénie, c’est son prénom, n’est pas disposée à se laisser faire. Elle a été trahie, c’est tout. Elle voit des morts et parle avec eux, certes. Son seul problème a été de s’en ouvrir à une personne en laquelle elle avait confiance. C’est Geneviève qui la prend en charge à son arrivée. Pour cette femme qui ne croit en rien, la rencontre promet d’être bouleversante…

Qui sont les vrais fous dans ce premier roman de Victoria Mas, Le Bal des Folles ? Ces femmes blessées par la vie qui, ivres de douleur, sans soutien, sans assistance, ne sont pas parvenues à s’en sortir, ou les hommes qui les amènent ici pour s’en débarrasser ? Combien de femmes ont-elles été, au travers le temps et les époques, considérées comme aliénées et emprisonnées dans les murs de ce genre d’établissements (ou brûlées vives !) par la faute des hommes ?

Ce roman, au bas mot EXTRAORDINAIRE, est le premier de celle qui n’est autre que la fille de la chanteuse Jeanne Mas. Ecrit avec beaucoup de subtilité et de délicatesse, il dépeint une époque pas si éloignée de la nôtre au cours de laquelle les femmes étaient contraintes de tout accepter sans broncher sans quoi elles finissaient au mieux dans ce genre d’endroits, au pire, dans la fosse commune. Lectrices, voilà un roman qui vous marquera sans doute très longtemps.      

Le bal des femmes  dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... 250_le-bal-des-folles-1211545-264-432-198x300

Mémoires d’une grande actrice

19 mai 2020

Commentaires fermés

Alors que sa carrière est sur le point de prendre fin – encore faut-il qu’elle accepte de laisser sa place à la jeune génération ! – Fabienne (Catherine Deneuve) grande actrice de cinéma, décide de publier ses mémoires. A cette occasion, sa fille Lumir, incarnée par Juliette Binoche, scénariste à New-York et mariée à un acteur également, vient lui rendre visite avec leur fille.

Lumir avait demandé à sa mère de lui faire lire ses mémoires avant de les publier mais c’est trop tard. Et l’autobiographie se révèle être un véritable tissu de mensonges : la grande actrice nombriliste et carriériste s’est transformée comme par magie au fil des pages en mère aimante et parfaite… ce qui a le don de mettre sa fille hors d’elle-même.

Dans le dernier film dans lequel Fabienne joue, il est question de relations mère-fille, justement. Lumir, qui passe quelques jours chez sa mère, l’accompagne sur le tournage à plusieurs reprises et l’observe. Ce tournage permettra-t-il à chacune de retrouver la place qui lui revient ? Mère et fille réussiront-elles enfin à se comprendre… et à se pardonner ?

Que dire de La Vérité, réalisé par le japonais Hirokasu Kore-Eda ? L’un des derniers films dans lesquels Catherine Deneuve occupait le premier rôle, La Dernière Folie de Claire Darling, en était la copie conforme, dans les moindres détails. Une femme égoïste qui n’a jamais su occuper sa place de mère, une fille blessée à la recherche d’un peu d’affectation de sa part, une maison bourgeoise remplie de souvenirs d’enfance… Pff quel ennui !

N’y a-t-il que ce genre de rôles à proposer à Catherine Deneuve ? Ne pourrait-on pas envisager de lui confier un rôle, tout comme celui que son personnage interprète dans ce film, dans un film de science-fiction ou encore dans une comédie romantique ? N’est-elle pas fatiguée de jouer ce genre de bonnes-femmes orgueilleuses, incapables d’affection, préoccupées par leur seule existence ? Amoureux de l’inédit, de l’originalité et de l’action, un conseil : passez votre chemin. La vérité. 

Mémoires d'une grande actrice dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... 1794989-220x300

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584922&cfilm=264942.html

Jésus format poche

14 mai 2020

Commentaires fermés

Au décès de son grand-père, Yura (incarné par le jeune Yura Sato) doit quitter Tokyo avec ses parents pour s’installer chez sa grand-mère qu’il connait à peine. La vie au cœur de la campagne, si calme, ne ressemble en rien à la grande ville qu’il connaît et c’est un peu perdu qu’il reprend la classe en cours d’année dans l’école catholique locale. Intimidé par la situation autant que par ces coutumes religieuses auxquelles il ne connaît rien, le jeune garçon observe et tente de trouver ses marques.

Au lieu de suivre ses camarades en récréation, il décide un matin d’aller prier à la chapelle pour que Jésus l’aide à se faire des amis dans cette école. Sa grande discrétion est, en effet, un handicap pour attirer les sympathies. C’est alors que, tel un génie sorti de sa lampe, un Jésus modèle miniature apparaît comme par magie devant lui. Miracle ! Suite à cette apparition, Yura réussit effectivement à se faire un premier ami… et comprend qu’il va faire une bonne équipe avec ce Jésus de poche. 

Amis du cinéma indépendant et kitch japonais, vous êtes au bon endroit ! Ce Jésus, réalisé par un très jeune réalisateur japonais dont c’est le premier film, Hiroshi Okuyama, est un modèle du genre. Silencieux, dramatique et … totalement surnaturel. Le genre d’OVNI dont personne ne parle jamais, mais qu’il faut tout de même voir (pour le croire !) Votre nouvel ami imaginaire de poche est disponible en VOD.  

Jésus format poche dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... 0526133-200x300

Passerelles entre ciel et mer

9 mars 2020

Commentaires fermés

Avec un père soigneur animalier au sein d’un gigantesque aquarium et une mère ancienne dresseuse de mammifères marins, il n’est pas surprenant que la jeune Ruka se sente si proche de l’univers de la mer. Elle garde d’ailleurs des souvenirs exceptionnels de son enfance, passée à attirer par un simple mouvement de la main tous les poissons des aquariums.

Ruka

Ruka

Ce qui est plus surprenant, en revanche, c’est Umi, un jeune garçon hébergé à l’aquarium. Il a été retrouvé près d’un groupe de dugongs, qui l’ont, semble-t-il, élevé durant plusieurs années. Ce garçon est un mystère pour tous : il passe des heures à nager avec les dauphins et avec les autres espèces marines comme s’il faisait partie du « clan ». Les poissons se regroupent autour de lui en formant une sorte de ronde hypnotique, ce qui subjugue le personnel mais également la jeune Ruka. 

Umi n’est pas le seul jeune garçon étrange de cette histoire. Son frère, d’apparence si différent de lui, a les mêmes étranges pouvoirs. Aucun scanner, aucun examen sanguin n’ont réussi à déterminer en quoi ces deux garçons sont si différents des autres. Tous les deux vont entraîner Ruka vers des aventures incroyables, entre fonds marins et ciel étoilé, à la recherche de la Vérité.

Ruka et ses curieux amis

Ruka et ses curieux amis

Les Enfants de la Mer, film d’animation réalisé par le japonais Ayumu Watanabe et sorti en juillet 2019 a été clairement conçu pour faire rêver. Pas par son histoire, pas toujours très claire ni très logique soit dit en passant, mais par son univers fait de camaïeux de bleus, de mauves et de rouges, reflets du ciel dans l’océan, ou de l’océan dans le ciel, on ne sait plus très bien et tant mieux.

Les yeux de ces trois enfants qui communiquent avec la nature sont les miroirs des levers et des couchers de soleil, des vagues de toutes les couleurs, des ombres dessinées par les baleines lorsqu’elles viennent à leur rencontre. C’est sans doute LA véritable réussite de ce film d’animation dont on ne souviendra plus vraiment l’histoire, mais uniquement l’univers écolo onirique et magique. Les Enfants de la Mer est disponible en VOD. 

 Passerelles entre ciel et mer dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre... 0097421 LesEnfantsDeLaMer-Banniere-800x4450097421 dans S'ouvrir à l'art, c'est s'ouvrir à l'autre...0097421

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584709&cfilm=272441.html

12345...15

Alexandre25 |
Artibetain |
手錶art |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Slchemins
| Tussen
| Hgjghjeaa